Zanzibar

Tels Tombouctou ou Samarcande, ces quelques syllabes m’ont toujours évoqué un puissant

désir d’évasion, une invitation au voyage. Comme Rimbaud, qui n’ira jamais sur l’ile, « je suis appelé par Zanzibar ».

Stone town, la vieille ville de l’actuelle capitale Zanzibar city, est surtout l’occasion de marcher dans le passé. Comme l’écrit Evelyn Waugh en 1930 dans son Voyage en Ethiopie et au Kenya, « Stone town , c’est une médina en terre Swahilie, des palais arabes sous les tropiques, un éclat des Indes en Afrique ». Encore maintenant on y retrouve cet exceptionnel métissage qui reflète la fusion des cultures swahili, arabe, indienne et européenne.

La réminiscence du temps du commerce des esclaves y est également présente tel un fantôme du passé, Zanzibar ayant été l’un des principaux ports d’Afrique de l’Est pour la traite des noirs.

Mais c’est en se perdant dans le labyrinthe de ses multiples petites ruelles que j’ai éprouvé cette sensation d’immuabilité dans le temps : un sentiment qui fait de Stone town une sorte de voyage miniature dans un lointain envoutant.

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